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Le vocabulaire cher à imp-Actes

- Action de formation

Processus actif et interactif visant à transmettre un savoir, un savoir-faire et savoir-être.

- Activité

Une occupation, une réalisation ( activité cognitive, manuelle ou physique) ou une action pratiquée ( jeu de société, sport, grand jeu), par un groupe ou une personne.

- Adaptation

Processus définit par Piaget comme un équilibre entre l’assimilation et l’accommodation.

- Affectivité

Tout ce qui concerne la sensibilité, les émotions, les attirances et les répulsions. Elle est développée chez les adolescents, engendre des perceptions subjectives, colore la réalité et détermine des conduites.

- Animer

C’est rendre créatif et vivant c’est-à-dire favoriser la participation, les interactions, la progression du groupe vers sa maturité groupale et ses objectifs.

- Animateur Personne qui conduit un groupe en employant des méthodes actives dont l’essentiel consiste à remplacer l’information descendante par l’éveil et l’utilisation même du groupe. Il a un effet catalyseur sur l’évolution du groupe dont il favorise les interactions.

- Animation

Cette notion est héritée de l’éducation populaire et des programmes d’éducation des milieux défavorisés). Elle a ensuite glissé vers des modèles plus récréatifs correspondant aux activités de loisirs. L’animation emprunte ses références dominantes à la pédagogie de type non directif et aux méthodes actives. Son champ d’application a débordé le monde des loisirs pour passer au milieu périscolaire (CEL, CTL) et même scolaire (classes bleues, classes du patrimoine). L’animation s’inscrit dans une dimension ludique, éducative, culturelle et sociale.

- Appartenance

Appartenir à un groupe, non seulement par suite à une adhésion volontaire, mais en se sentant impliqué et concerné par les émotions, les valeurs, la vie du groupe.

- Appréciation

Estimation, évaluation du prix, de la valeur de quelque chose accompagnée d’un jugement.

- Apprentissage

Il est réalisé à travers des activités d’apprentissage. Chaque activité est décomposée en une phase de préparation, de réaisation et d’intégration. Une activité peut réunir plusieurs modes d’apprentissage : par projet, coopératif, par situation-problème.

- Aptitude

Disposition naturelle individuelle à effectuer une tâche précise. Archéologie. Du grec archaios (ancien) et logos (science, étude), l’archéologie vise à reconstituer le passé à l’aide des traces laissées par l’homme. Au-delà des objets, ce sont des êtres humains que l’archéologie doit retrouver pour rendre compte, de la façon la plus complète possible, des civilisations qui se sont succédé. Indispensable pour restituer les sociétés sans écriture, l’archéologie prouve que même lorsque les textes existent, elle s’avère précieuse : les trouvailles archéologiques confirment ou infirment les documents écrits, souvent les complètent. Autrefois limitée aux périodes les plus reculées de l’humanité et à l’Antiquité gréco-romaine, l’archéologie a considérablement élargi son champ d’étude dans l’espace et dans le temps : actuellement, aucun pays de lui échappe et elle embrasse l’ensemble du passé ; de plus, dans la mesure où le présent est déjà du passé, elle s’étend au monde contemporain : ainsi parle t-on, entre autres, d’archéologie industrielle (étude des forges, des mines, des usines). A l’aide des technologies les plus sophistiquées, l’archéologie s’efforce de comprendre l’humain aux prises avec le monde, et nous rapproche de nos racines, de notre identité.

- Atelier

Activité régulière basée sur l’expression manuelle visant à la création d’un objet original, valorisant et personnel.

- Attitude

Façon d’être, style, prédisposition à agir d’une certaine façon.

- Autonomie

C’est le comportement que préconise de développer les méthodes pédagogiques de participation (A. Neil) et les méthodes actives, comportement qui permet d’améliorer ses performances intellectuelles, plus que la dépendance au facilitateur ou à des modèles (Hervé Caudron, tempes, 2001). Il est possible de distinguer huit formes d’autonomie :

    • L’autonomie corporelle : la prise de conscience de son corps et de ses possibilités, la coordination et le contrôle des gestes.
    • L’autonomie affective : la maîtrise de l’expression des sentiments, l’affirmation de soi sans recours systématiquement au soutien, à l’approbation ou à l’affection d’autrui.
    • L’autonomie matérielle et pratique : la « débrouillardise », la capacité de s’adapter à l’environnement.
    • L’autonomie spatio-temporelle : se situer dans l’espace et le temps, s’orienter en prenant des repères.
    • L’autonomie langagière : savoir s’exprimer, utiliser à bon escient le langage oral et écrit, mais aussi oser formuler ce qu’on veut dire.
    • L’autonomie dans l’organisation du travail : anticiper ce qu’on va faire, gérer son temps, modifier une méthode qui s’avère peu efficace.
    • L’autonomie intellectuelle : aimer et savoir se poser des questions, contrôler une affirmation ou un résultat, s’informer, mobiliser les connaissances acquises.
    • L’autonomie morale : se référer, pour guider et juger son action, à des règles ayant une valeur en elles-mêmes, au lieu de se soumettre simplement aux autres.

- Centration

Mettre l’accent sur un paramètre particulier (objet, sujet, milieu)

- Classes à PAC

Classes à projet artistique et culturel ; dispositif créé en 2001

- Classe du patrimoine

Dispositif créé en 1982. Les classes du patrimoine constituent une réalité complexe à plusieurs visages. Il peut s’agir d’un projet à l’initiative d’un enseignant comme d’une association. Dans les deux cas, il importe que cette action s’intègre au projet d’école. Les projets d’écoles sont généralement élaborés au printemps pour l’année suivante et doivent obtenir l’aval du directeur de l’école et de l’Inspection Académique. La classe du patrimoine peut prendre plusieurs formes : un projet éducatif autour d’un site ou autour d’une thématique. Il est donc possible de travailler avec une structure d’hébergement située sur un site archéologique ou avec une association qui se chargera, dans le cadre de la thématique retenue, de proposer un lieu d’hébergement adéquat par rapport aux activités et aux sorties qui seront proposées. Les classes peuvent se dérouler dans le département d’origine ou hors département avec généralement une durée allant de 5 à 12 jours.

- Communauté de communes

Créée par la loi du 6 février 1992, la communauté de communes a été conçue pour l’espace rural et orientée vers les préoccupations d’aménagement et de développement économique. Pour la première fois la loi définit le cadre obligatoire avec l’énoncé des blocs de compétences et demande aux communes d’en définir le contenu. Les communes doivent au minimum :

    • Exercer une compétence relevant du domaine de l’aménagement de l’espace et une autre dans ce lui de ces quatre domaines :
    • L’environnement
    • Le cadre de vie et de l’habitat
    • La voirie les équipements sportifs, scolaires et culturels (les communes pouvant librement décider de gérer en commun d’autres compétences). Les statuts votés par chaque conseil municipal de commune membre précisent le contenu des compétences ;
    • La fiscalité directe est de droit mais le conseil de communauté de communes peut opter pour le régime fiscal de la communauté de villes (TP unique comme dans les SAN) ;
    • La DGF est perçue par la communauté avec un forfait pour la première année ;
    • La communauté peut opter pour une TP de zone lorsqu’elle crée ou gère des zones d’activités.

- Communication

C’est le processus verbal ou non verbal qui se caractérise par l’émission, la transmission, la réception et le feed-back d’un message entre des personnes. Il désigne également la nature même du processus : la relation inter-humaine par laquelle des personnes peuvent se comprendre et s’influencer.

- Compétence

« Ensemble stabilisé de savoirs, de conduite-type, de procédure-standard, de type de raisonnement que l’on peut mettre en oeuvre sans apprentissage nouveau » (de Montmollin, 1994)

    • Elle permet d’agir : elle s’évalue dans l’action.
    • Elle est contextuelle.
    • Elle intègre différentes composantes hétérogènes : les connaissances (savoir), aptitudes (savoir-faire), attitudes et traits de personnalité (savoir-être) ; c’est sur ces composantes que la formation peut agir.

- Concept

Une idée générale et abstraite construite par l’esprit (une représentation mentale) construite à partir de l’observation, de la comparaison d’objets directement observables par un processus de réflexion, de généralisation et d’abstraction ou à partir de l’expérience.

- Conscientisation

Méthode pédagogique de la participation de Paolo Freire où l’apprenant est le propre agent de son apprentissage.

- Créativité

Désigne l’activité créatrice, la capacité de trouver des solutions neuves ou des idées originales, d’inventer, pour s’adapter à une situation particulière.

- CU

La Communauté Urbaine fut créé en 1966 pour les agglomérations de plus de 20 000 habitants ? La CU s’appuie sur la formule district et la développe :

    • La fiscalité directe est de droit
    • La DGF complète les recettes
    • Les compétences obligatoires sont plus étendues (neuf blocs de compétences) comprenant, par exemple, la charte intercommunale, schémas directeurs, POS, PLH, zones d’habitation de rénovation urbaine, zones d’activités - artisanales, industrielles, portuaires-, services de secours et de lutte contre l’incendie, transports, voirie, parking, abattoirs, eau, assainissement).

- Culture

Ce qui comprend la connaissance, les croyances, l’art, la morale, le droit, les coutumes et les autres capacités ou habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société.

- Découverte

En pédagogie, la méthode dite de découverte, pendant une action d’animation, consiste à livrer la personne à elle-même pour trouver la solution d’une situation nouvelle dans laquelle elle s’implique.

- Didactique

L’approche didactique vise essentiellement la transmission d’un savoir spécifique à des fins éducatives. La pédagogie forme un individu complet, la didactique instruit un futur « travaillant » dans l’optique d’une performance précise. En ce sens le musée rempli une fonction essentiellement pédagogique dans notre société. Une approche est une démarche intéressée, une manoeuvre pour arriver à un but. Le moyen didactique est ce qui sert pour arriver à une fin. Le moyen sert donc de véhicule à l’approche. C’est l’approche qui donne le ton au moyen. Quant à l’adjectif « didactique » il réfère à la planification d’interventions éducatives susceptible de favoriser l’apprentissage. L’approche didactique est donc une démarche mise en oeuvre afin de faciliter l’apprentissage. L’agent se révèle le principal acteur dans la préparation de moyens didactiques, et par surcroît, il est le principal responsable de la mise en place d’approches didactiques appropriées. La qualité de la démarche didactique dépend de la compréhension qu’à l’agent de la démarche utilisée par le sujet afin de réaliser un apprentissage. Il faut convier le sujet à vivre des démarches signifiantes qui le conduiront à l’apprentissage. Il faut aussi amener le sujet à prendre conscience que ces démarches lui facilitent l’apprentissage afin qu’il puisse les répéter par la suite dans de nouvelles situations. Cela s’avère primordial tant sur le plan cognitif qu’affectif.

- Education

Du latin educare (conduire), action de former un enfant et de le « diriger » vers l’état d’adulte. Action d’assurer la formation, le développement d’une personne, d’un groupe de personnes. Mise en œuvre de cette formation. Elle comprend l’aspect intellectuel (instruction) et moral (instruction civique) mais pas l’aspect psychologique (contrairement à la pédagogie). Les principes de l’éducation varient selon la conception que l’on se fait de l’homme et de sa destination. En pédagogie du patrimoine, on distingue éducation formelle et éducation informelle.

- Education au patrimoine

L’éducation au patrimoine a pour finalité principale d’éveiller la conscience et de contribuer à l’épanouissement de personne dans la communauté humaine. Elle passe par la mise en œuvre d’une véritable pédagogie. La pédagogie n’est pas une fin en soi ; elle n’est qu’un moyen au service de finalités, de valeurs, d’objectifs. La pédagogie est au service du sens. Elle est donc avant tout une pédagogie du citoyen et une pédagogie de la découverte. L’éducation au patrimoine implique la mise en place d’une pédagogie de projet et de contrat ainsi que d’une pédagogie de la réussite :

    • La pédagogie de projet : l’action est centrée sur le participant qui est acteur de son apprentissage ; ce dernier se forme en menant jusqu’au bout un projet concret basé sur ses attentes.
    • La pédagogie de contrat : il s’agit d’un engagement réciproque sur la base d’objectifs (pédagogie par objectifs) entre le facilitateur et l’apprenant dans le cadre d’une démarche de négociation.
    • La pédagogie de la réussite : tous les moyens sont mis à disposition de l’apprenant tout au long de l’apprentissage dans une démarche d’accompagnement vers la réussite.

- Environnement

C’est un ensemble d’éléments naturels et artificiels qui entourent un individu humain, animal ou végétal, ainsi qu’un ensemble d’éléments objectifs et subjectifs qui constituent le cadre de vie d’un individu. Il existe 7 types d’environnements : l’environnement-ressources, l’environnement-nature, l’environnement-problème, l’environnement-global, l’environnement du quotidien, l’environnement communautaire, l’environnement-affectif.

- Évaluation

Action d’évaluer, d’estimer une valeur ou une quantité.

- Evaluation diagnostique

C’est une évaluation pronostique qui permet de découvrir les points forts et les lacunes de l’apprenant avant son entrée dans un processus d’apprentissage.

- Evaluation formative

Selon Scallon (2000), l’évolution formative pourrait se définir ainsi : « processus d’évaluation continue ayant pour objectif d’assurer la progression des individus engagés dans une démarche d’apprentissage ou de formation, selon deux voies possibles : soit par des modifications de la situation ou du contexte pédagogique, soit en offrant à chaque individu l’aide dont il ou elle a besoin pour progresser, et ce, dans chacun des cas, pour y apporter, s’il y a lieu, des améliorations ou des correctifs appropriés. La « décision action », c’est-à-dire la régulation, a pour objet soit la situation d’apprentissage, soit l’individu lui-même. L’évaluation formative doit permettre à l’apprenant de remédier à ses erreurs et à ses lacunes peu après leur apparition et avant que ne s’engage un processus cumulatif.

- Facilitateur

C’est celui qui facilite l’apprentissage. Il sélectionne les moyens et les approches les plus appropriées pour l’apprenant, les organise et les planifie de manière à favoriser l’apprentissage. Il apporte une assistance à l’apprenant selon son niveau de développement. Le facilitateur doit avoir une bonne connaissance :

    • De l’objet d’apprentissage : maîtriser son contenu. Cette connaissance dépend aussi de la compréhension qu’a le médiateur de la démarche utilisée par le sujet afin de réaliser un apprentissage selon le processus de destructuration-restructuration des connaissances.
    • De l’apprenant et cela tant sur le plan affectif qu’intellectuel : connaître son public. Cela suppose que l’on tienne compte de l’âge, des besoins fondamentaux, des capacités physiques et intellectuelles, de l’identité culturelle mais aussi que l’on possède une connaissance des différents stades de développement des individus (physiologie, vie relationnelle, vie affective, schémas freudiens, jeux et activités correspondants).
    • De l’environnement : un environnement naturel, social, économique et culturel qui influence la relation facilitateur-objet de l’apprentissage-apprenant. Il est important que le facilitateur développe certaines attitudes et comportements (Lasnier, 2000) :
    • Encourager l’autonomie et l’initiative chez l’apprenant.
    • Présenter des tâches signifiantes pour l’apprenant.
    • Expliquer les objectifs de la tâche et les concepts reliés à la tâche : compréhension de la tâche à accomplir et du produit final à obtenir (de la cible global d’apprentissage : la compétence).
    • Renvoyer l’apprenant à différentes sources pour lui permettre de construire sa réalité.
    • Favoriser l’apprentissage par la manipulation du matériel et l’interaction avec les autres.
    • Susciter les questions de la part de l’apprenant.
    • Demander à l’apprenant de faire des liens entre ses apprentissages.
    • Accompagner l’apprenant et le guider sans ses apprentissages.
    • Demander à l’apprenant de réfléchir sur ce qu’il a appris et sur ses stratégies d’apprentissage.
    • Donner droit à l’erreur, tout en favorisant la correction de celle-ci.
    • Mettre l’apprenant en action pour l’amener à construire ses savoirs, ses savoir-faire et ses savoir-être. L’animateur du patrimoine est un facilitateur spécialisé. Son rôle n’est pas seulement de transmettre un savoir mais aussi d’être un organisateur, un animateur d’activités d’apprentissages et un médiateur entre les apprentissages et l’apprenant.

- Groupe

Ensemble de personnes motivées, possédant des objectifs communs et déterminants des moyens pour les atteindre efficacement. Des relations d’interdépendance, des échanges et des interactions s’établissent entre les personnes.

- IDD

Iinéraire de découverte

- Identification

Mécanisme psychologique par lequel un individu cherche involontairement à se rendre identique à un autre qui est, pour lui, un idéal du Moi, un modèle, une référence.

- Influence

L’influence est une action non-directe qui produit des effets et des résultats en orientant ou en provoquant des conduites chez les influencés.

- Interaction

Échange entre personnes au cours duquel l’intervention de l’un des participants a une action sur les autres et réciproquement. Les interactions constituent la vie groupale et influencent les participants au niveau cognitif et socio-affectif.

- Interprétation

Cette notion (héritée des Quebecois avec les centres d’interprétation) possède trois dimensions :

    • Une explication : elle apporte des clés de compréhension. Il y a donc une opération de transformation du contenu au premier abord abrupt : trier, dévoiler, révéler, démêler. Cette opération n’est pas neutre car elle passe par le filtre de l’interprétant.
    • Une traduction (au sens littéral du terme) : il y a donc retransposition (aides à la visite, dépliants, etc.). Le vecteur à un rôle essentiel car sans lui, il n’est point d’interprétation.
    • Une manière de créer (au sens musical) : il y a invention, une transformation avec valeur ajoutée de la part de l’interprète qui va sensibiliser, provoquer… . Cette opération n’est pas neutre car entièrement connotée.

- Loisir

Temps libre ou libéré dont dispose une personne pour faire ce qu’elle veut et ce qu’elle aime et pratiquer une activité pour le seul plaisir qu’elle procure.

- Médiation

La médiation est une action accomplie par une personne, avec un sujet qui y consent librement, y participe et auquel appartient la décision finale. Elle s’opère à partir d’une ressource du domaine de compétences du médiateur, le patrimoine, et à pour finalité, à travers l’alphabétisation et la conscientisation du sujet, le développement de la personne, celui-ci étant lui-même l’acteur de son apprentissage. Principalement centrée sur la qualité de la relation, elle est destinée soit à faire naître ou renaître chez lui des relations nouvelles avec l’objet de médiation (médiation créatrice et médiation rénovatrice), soit à prévenir chez lui des relations perturbées (médiation préventive). La médiation est multiréférentielle et interdisciplinaire.

- Métacognition

Il faut opter pour un apprentissage explicite c’est-à-dire rendre l’apprenant conscient de ce qu’il a appris et comment il l’a appris.

- Méthodes actives

Contrairement aux pédagogies traditionnelles, les enfants sont actifs, l’adulte est catalyseur, le groupe est utilisé comme énergie (la participation devient un moyen de formation). Méthodes d’enseignement répondant aux besoins et aux intérêts propres de l’enfant selon les ressources du milieu. Fondées sur l’idée que l’enfant doit devenir l’artisan de son savoir, capable d’initiative dans le choix de ses travaux ; les méthodes actives veulent privilégier l’activité permanente de l’élève, qu’elle soit manuelle ou intellectuelle et réserve au facilitateur un rôle de guide attentif et de contrôleur rigoureux des productions. Pour se réclamer des méthodes actives, il ne suffit pas qu’un apprentissage soit basé sur l’action ; il faut aussi et surtout que l’apprenant participe à l’élaboration de son savoir. Pour cela, le facilitateur doit susciter son engagement, sa motivation, en utilisant la dynamique de groupe et l’auto-évaluation et en privilégiant la non directivité. Les situation d’apprentissage qui seront mises en place privilégieront les processus pour que l’apprenant puisse construire son savoir à travers un cheminement. Représentants : Bovet, Claparède, Cousinet, Dewey, Ferrière, Freinet, Montessori...

- Méthodologie

Dans l’animation, théorie générale et ensemble des méthodes utilisées par réaliser un projet. C’est aussi la pratique effective de la méthode de réalisation du projet et des problèmes soulevés par ses applications.

- Nature (la)

Ce qui à la surface de la Terre n’a pas été modifié par l’homme

- Participation

Action de prendre part, de s’intéresser, d’échanger, de coopérer, dans le cadre d’un groupe ayant une tâche. Les interactions, leur nombre, leur qualité, leur valeur de stimulation, de la créativité groupale, sont des signes et la mesure du degré de participation active (autre que la présence passive ou la position d’observateur) C’est aussi associer les membres d’un groupe à la vie d’un atelier, d’une animation, de les motiver, de les impliquer, de les faire coopérer à la réalisation d’une action d’animation.

- Patrimoine

Dans une approche culturelle et sociologique, le patrimoine se conçoit dans le sens d’une identité “nationale” qui comprend tous les éléments et particularismes qui permettent de créer un sentiment d’appartenance à un groupe et dans une optique plus vaste, à une nation, et encore plus vaste, à une espèce. Au-delà de la nationalité, il inclut la somme des traditions, des coutumes et des pratiques, qui soutenues par une langue commune et un mode de vie donné, réunissent un certain nombre de personnes qui ont décidé de vivre ensemble ; il se rattache à la terre, c’est le patrimoine naturel, et à l’histoire, c’est le patrimoine culturel.

- Patrimoine culturel

Il est composé du patrimoine personnel (ou familiale) et du patrimoine collectif (local, régional, national et mondial). Le patrimoine culturel, qu’il soit matériel ou immatériel, regroupe de nombreuses catégories de patrimoine : les monuments et les sites (archéologiques, historiques, industriels...), les traditions orales, les oeuvres d’art, les archives, le livre, le cinéma, la musique, le spectacle vivant, etc.

A la différence du patrimoine familial ou personnel, le patrimoine culturel doit être transmis aux générations futures car il appartient, en tant que mémoire du passé, à l’ensemble des hommes et des femmes présentes et à venir. Il possède une valeur d’origine (il est ancien), scientifique (il est authentique), affective (il est porteur d’émotion) , symbolique (il est présenté), éducative (il est support d’apprentissage), sociale (il est porteur d’identité). Le patrimoine est porteur de continuité entre passé, présent et futur et contribue à construire le lien social.

- Pédagogie

péda (enfant, donc quel enfant ?) et gogie (gogue, idée de conduire, mais vers où ?). La pédagogie est une communication fonctionnelle car elle vise à autre chose qu’elle même. On n’apprend pas à lire, à compter ou à fouiller seulement pour savoir lire, compter ou fouiller, mais pour comprendre un message, résoudre une situation, transmettre une information. On apprend pour un usage, avec une intention, selon un but envisagé, en fonction de … La fouille permet d’apprendre à coopérer, à observer, à imaginer, etc. La pédagogie n’est pas une fin en soi ; elle n’est qu’un moyen au service de finalités, d’objectifs. La dimension philosophique qui vise au-delà des faits est toujours présente en pédagogie. La pédagogie est au service du sens. Et comme toute communication fonctionnelle, la pédagogie est faite d’adaptation. Le facilitateur est attentif à l’apprenant, et la réponse de l’apprenant influe la facilitateur. Le b.a…ba… de la pédagogie, c’est l’interaction constante entre facilitateur et apprenant : le facilitateur s’adapte à son public, tient compte de ses réactions, de ses réponses, de son rythme d’acquisition, etc. La pédagogie est échange, dialogue, attention à chacun ; elle est adaptation constante à l’apprenant, idéalement elle est relative à chaque apprenant. L’essence de la pédagogie c’est la médiation, c’est-à-dire la relation entre un certain contenu social et un être en devenir, soit un apprentissage.

- Pédagogie de la découverte

La pédagogie de la découverte implique une démarche de recherche basée sur l’induction et le tâtonnement en mettant en place des situations-problèmes et en donnant un statut positif à l’erreur.

- Pédagogie de la réussite

Tous les moyens sont mis à disposition de l’apprenant tout au long de l’apprentissage dans une démarche d’accompagnement vers la réussite. Elle vis à assurer la maîtrise des objectifs d’apprentissage à chaque étape d’une séquence d’apprentissage à travers notamment de la part du facilitateur la mise en place d’attitudes de soutien et la valorisation positive de l’apprenant.

- Pédagogie de contrat

Il s’agit d’un engagement réciproque sur la base d’objectifs (pédagogie par objectifs) entre le facilitateur et l’apprenant dans le cadre d’une démarche de négociation. Forme d’apprentissage individualisé basé sur la notion de « contrat » passé entre l’apprenant et le facilitateur. L’objet de l’apprentissage est morcelé en parties Cette formule est aussi utilisée pour atteindre des objectifs de comportements.

- Pédagogie du citoyen

La pédagogie du citoyen passe par l’alphabétisation scientifique (transmettre des connaissances et des concepts) et la conscientisation « politique » (développer une conscience civique) des participants.

- Pédagogie du patrimoine

La pédagogie du patrimoine est interdisciplinaire par nature à cause des compétences qu’elle nécessite : pédagogie, animation, psychologie, éthique, droit, marketing, communication… Elle a pour but, non seulement de faire découvrir aux citoyens leur patrimoine archéologique, historique et ethnologique local et régional, mais aussi de leur faire appréhender le monde dans lequel ils vivent d’une façon différente, à travers la vision qu’ils auront acquise du passé et de l’évolution de l’Homme. C’est en prenant conscience de son passé, de ses racines, de son histoire que chaque citoyen arrivera à se situer dans l’époque et l’espace où il vit. Fort de ces repères et de cette connaissance historique, il pourra avoir une approche critique du monde dans lequel il évolue et disposera alors des moyens de le transformer. Le but de la pédagogie du patrimoine n’est pas seulement d’apprendre quelque chose à son interlocuteur, qu’il soit jeune ou adulte, mais de rechercher avec lui, les moyens d’en faire un acteur du monde dans lequel il vit. La pédagogie du patrimoine se matérialise sous différentes formes dans le cadre scolaire (classes du patrimoine, classes scientifiques, PAE, IDD, TPE, classe à option), dans le cadre des loisirs (séjours de vacances, centres de loisirs, MJC...), de la culture et du tourisme (musées, sites, parcs à thème, manifestations culturelles) sous la forme d’actions temporaires ou de projets. La maîtrise de compétences pédagogiques et d’animation ainsi que de contenus scientifiques et techniques est une condition sine qua non de la pédagogie du patrimoine.

- Pédagogie du projet

L’action est centrée sur le participant qui est acteur de son apprentissage ; il se forme en menant jusqu’au bout un projet concret basé sur ses préoccupations. La pédagogie de projet peut se caractériser par :

    • Un engagement personnel, profond, volontaire de l’apprenant, qui se situe dans une démarche d’apprentissage et non d’enseignement.
    • L’élaboration d’une planification précise des différentes phases de réalisation.
    • Une répartition des tâches, discutée et adoptée par l’ensemble des partenaires, nécessitant une solide coopération.
    • Une production, le plus souvent concrète, destinée à un public extérieur qui aura à l’apprécier.
    • Une redéfinition du rôle de l’enseignant devenant principalement régulateur, informateur, animateur, facilitateur.

- Pédagogie par objectifs (PPO)

Elle n’est pas liée à une démarche pédagogique déterminée. Elle est centrée sur un résultat à atteindre à savoir la performance des apprenants. Etroitement liée au modèle behaviorisme, la pédagogie par objectifs est une pédagogie des résultats. Elle ne part ni des contenus, ni des méthodes mais des résultats auquel l’apprenant doit aboutir en montrant qu’il est « capable de ». Elle consiste à définir un objectif final et à décomposer la démarche nécessaire pour l’atteindre en objectifs en tâches successives et en comportements intermédiaires. Les travaux récents en didactique ont relégués les objectifs dans une position intermédiaire de moyens nécessaires à la construction de compétences.

- Syndicat d’agglomération Nouvelle (SAN)

Créée en 1966, cette formule est adaptée à la situation particulière des villes nouvelles, procèdure lancée par l’Etat - principalement en région parisienne. Dans ces périmètres, un syndicat d’agglomération nouvelle est constitué. Il est doté de compétences d’aménagement et d’urbanisation (schémas directeurs, ZAC, lotissements

- Sivom

Syndicat intercommunal à vocation multiple. Créé en 1959, le Sivom est une "copie rénovée" du Sivu. Les communes s’associent selon les mêmes règles avec autant de souplesse que pour le Sivu, mais elles choisissent de confier au Sivom plusieurs compétences. Ainsi, à côté de compétences concernant les équipements ou les services, les communes vont ajouter des actions de développement économique ou touristique ou lié à l’habitat. Le Sivom est la structure intercommunale qui gère des procédures de développement OPAH (Opération programmée d’amélioration de l’habitat), PLH (Programme local de l’habitat), contrat de pays, charte intercommunale de développement et d’aménagement. notamment de recruter du personnel et de supporter des charges de dette.

- Sivu

Syndicat intercommunal à vocation unique. C’est la structure intercommunale la plus ancienne. Créée en 1890, elle a surtout été utilisée pour équiper le Territoire (électrification, eau, assainissement, voirie) mais aussi pour gérer des services publics (transports scolaires, regroupement pédagogique, piscine, collège...)C’est la forme de regroupement la plus simple. Les communes choisissent librement leur périmètre de coopération. Chaque commune-membre délibère sur les statuts comprenant la liste des communes, l’objet du syndicat, le nombre de délégués par commune, les modalité de répartition des charges de fonctionnement. La clé la plus répandue est la répartition en fonction de la population (x francs par habitant). Les communes adhèrent souvent à plusieurs Sivu.

- Socialisation

Processus selon lequel une personne acquiert l’aptitude et la capacité de vivre dans un groupe, dans une collectivité dont les règles de vie sont définies.

- Syndicat mixte

Créé en 1955, ce syndicat appartient à une catégorie à part. Il a été inventé pour permettre d’associer des collectivités locales de nature différentes (communes, regroupement de communes, départements, régions). Il existe deux sortes de syndicats mixtes : ceux qui associent des collectivités locales et ceux qui associent des collectivités locales, des chambres consulaires et des établissements publics. Cette catégorie permet de réaliser des projets importants qui nécessitent un regroupement de partenaires ayant des moyens financiers différents. Les règles de fonctionnement du syndicat mixte s’apparentent à celle du Sivu à l’exception de la notion du transfert de compétences. Le syndicat mixte est la formule utilisée par les parcs naturels régionaux.

- Tolérance

Respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser et d’agir, de ses opinions politiques, philosophiques et religieuses même si on ne les partage pas.

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